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La règle villeurbannaise est plus simple que celle de Lyon, et beaucoup de pages la décrivent mal. La déclaration en mairie est obligatoire pour une résidence secondaire, ou pour une résidence principale louée plus de 120 jours par an. Elle se fait par un formulaire papier, la Ville n'ayant pas délibéré de plateforme de télédéclaration. Le récépissé arrive sous un mois, sans numéro d'enregistrement, et aucune demande de changement d'usage n'est à déposer.
Résidence secondaire dès la première nuit, résidence principale au-delà de 120 jours
Deux cas déclenchent l'obligation. Le logement est une résidence secondaire mise en location touristique, quel que soit le nombre de nuits. Ou c'est votre résidence principale et vous la louez plus de 120 jours dans l'année civile. En dessous de ce seuil, sur une résidence principale, rien n'est à déclarer à la Ville.
Ce seuil de 120 jours est un maximum légal, pas une tolérance locale. Une commune peut désormais l'abaisser jusqu'à 90 jours par délibération motivée depuis la loi du 19 novembre 2024, mais Villeurbanne ne l'a pas fait. Les plateformes bloquent en général automatiquement le calendrier d'une résidence principale une fois le compte atteint.
Une déclaration papier, un récépissé sous un mois
Le formulaire est le Cerfa d'hébergement touristique, à remplir en ligne sur service-public.fr, à télécharger puis à transmettre à la Ville. Villeurbanne n'ayant pas délibéré pour installer une plateforme de télédéclaration, il n'y a pas de compte à créer ni de démarche en ligne dédiée.
Le dossier va à la Direction du développement économique, de l'emploi et de l'insertion, dont l'accueil est au 27 rue Paul-Verlaine, joignable au 04 78 03 67 27. Par courrier, l'adresse est Mairie de Villeurbanne, Direction du développement économique, de l'emploi et de l'insertion, CS 65051, 69601 Villeurbanne cedex. Le récépissé est délivré sous un mois, et il ne porte aucun numéro d'enregistrement, contrairement à ce qui se pratique à Lyon.
Vous n'avez pas non plus de demande de changement d'usage à déposer pour transformer un logement en meublé de tourisme, y compris sur une résidence secondaire. C'est la principale différence avec Lyon, où cette autorisation est exigée.
Le futur enregistrement national, et où il en est
La loi du 19 novembre 2024 crée un téléservice national d'enregistrement qui remplacera les procédures communales, avec un numéro à faire figurer sur chaque annonce. L'obligation légale court depuis le 20 mai 2026, mais le portail n'est pas encore pleinement déployé, sa mise en service ayant été repoussée au dernier trimestre 2026.
En pratique, cela veut dire que la déclaration continue de passer par la mairie et que les plateformes ne suppriment pas les annonces dépourvues de numéro. Quand le portail ouvrira, les loueurs déjà en activité devront s'y enregistrer eux aussi, ce n'est pas réservé aux nouveaux.
La taxe de séjour va à la Métropole, pas à la Ville
Elle est collectée auprès du voyageur par l'hôte ou par la plateforme, puis reversée à la Métropole de Lyon. Pour un meublé non classé, ce qui est le cas de la grande majorité des annonces, le tarif est de 5 % du prix de la nuitée hors taxes par personne, majoré de 10 %, dans la limite de 5,39 euros par personne et par nuit au 1er janvier 2026. Un meublé classé bascule sur un tarif fixe, de 0,88 euro par nuit pour une étoile à 3,96 euros pour cinq.
Les mineurs en sont exonérés, ainsi que les titulaires d'un contrat saisonnier employés dans la Métropole et les personnes en hébergement d'urgence. Les déclarations trimestrielles se font avant les 20 avril, 20 juillet, 20 octobre et 20 janvier.
Le régime fiscal a changé pour les meublés non classés
Depuis les revenus de 2025, déclarés en 2026, l'abattement du micro-BIC est tombé à 30 % pour un meublé de tourisme non classé, avec un plafond de recettes ramené à 15 000 euros. Il était auparavant de 50 % jusqu'à 77 700 euros. Un meublé classé conserve 50 % d'abattement jusqu'à 77 700 euros de recettes.
L'écart se compte en milliers d'euros sur une année pleine. Le classement en meublé de tourisme, payant et valable cinq ans, se rentabilise donc vite dès que les recettes dépassent quelques milliers d'euros. Au-delà des plafonds de recettes, le régime réel devient obligatoire, avec une comptabilité à tenir.
Selon votre situation
Choisissez votre situation pour l'essentiel à retenir.
Ce qui vous concerne
Les obligations ne sont pas les mêmes selon le cas.
Information générale ; la Ville détaille la procédure applicable.
Côté voyageur
Pour qui vient visiter Lyon, un logement à Villeurbanne donne l'espace d'un appartement et souvent une cuisine, à quelques minutes de métro de la Part-Dieu et du centre, pour un prix inférieur à celui de la presqu'île. Les secteurs de Charpennes et du Tonkin sont les mieux desservis. La taxe de séjour est comprise dans le prix affiché par la plateforme, et les mineurs en sont exonérés. Comparez avec les hôtels selon la durée et le nombre de voyageurs.
Questions fréquentes
Faut-il déclarer un Airbnb à Villeurbanne ?
Oui pour une résidence secondaire, dès la première nuit louée. Oui aussi pour une résidence principale, mais seulement si elle est louée plus de 120 jours dans l'année civile. En dessous de ce seuil, sur une résidence principale, rien n'est à déclarer à la Ville.
Faut-il un numéro d'enregistrement à Villeurbanne ?
Non. La Ville n'a pas délibéré pour mettre en place une plateforme de télédéclaration, une déclaration simple en mairie suffit donc, et le récépissé délivré sous un mois ne comporte aucun numéro d'enregistrement. Un téléservice national créé par la loi du 19 novembre 2024 doit reprendre cette procédure, mais son déploiement a été repoussé au dernier trimestre 2026.
Faut-il une autorisation de changement d'usage à Villeurbanne ?
Non. La Ville indique qu'aucune demande de changement d'usage n'est nécessaire pour un logement destiné à une activité de meublé de tourisme, y compris pour une résidence secondaire. C'est la différence principale avec Lyon, où cette autorisation est exigée.
Combien coûte la taxe de séjour à Villeurbanne ?
Pour un meublé non classé, elle vaut 5 % du prix de la nuitée hors taxes par personne, majoré de 10 %, dans la limite de 5,39 euros par personne et par nuit au 1er janvier 2026. Un meublé classé paie un tarif fixe, de 0,88 euro par nuit pour une étoile à 3,96 euros pour cinq. Elle est collectée par l'hôte ou la plateforme et reversée à la Métropole de Lyon. Les mineurs en sont exonérés.
Sources 3 références
- Procédure villeurbannaise, absence de numéro d'enregistrement et de changement d'usagevilleurbanne.fr, déclarer un meublé de tourisme
- Tarifs de la taxe de séjour au 1er janvier 2026Métropole de Lyon, taxe-sejour.grandlyon.com
- Seuil de 120 jours, téléservice national et abattements micro-BICloi n° 2024-1039 du 19 novembre 2024